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Visites de vergers et de producteurs

 

La ferme du Bois à Loré

Le 10 novembre, Philippe et Marie-Claire Derouault nous ont accueillis dans leur verger du Domfrontais, constitué essentiellement de poires à poiré et de pommes à cidre, et labellisé « agriculture biologique ». Parmi les nombreuses variétés, nous avons découvert les poires « de cloche » ainsi nommées à cause de leur forme et arrivant à maturité dans l'hiver et les « Frequin rouge », petites pommes amères destinées au cidre. Les Anglais ont ainsi découvert le type même du verger normand : des arbres hautes-tiges, avec une forme de parasol, due au fait que les bovins pâturent sous les arbres et mangent les branches les plus basses.
 
 

Philippe et Marie-Claire ont ensuite fait découvrir le processus de fabrication de jus : ramassage mécanisé, lavage, broyage, pressage, pasteurisation et embouteillage. Chaque année, les clients peuvent amener leurs bouteilles, les faire remplir et repartir avec leur jus de pommes.

Nous avons découvert également le processus de fabrication du cidre. Là aussi, les clients peuvent amener leurs bouteilles et les faire remplir.

 

Le verger conservatoire de la Maison du Parc à Carrouges

Le 10 novembre, Yolande d'Olier du Parc naturel régional Normandie-Maine nous a accueillis à la Maison du Parc pour nous faire visiter le verger conservatoire, essentiellement composé de variétés destinées à la production de cidre, de poiré et de Calvados. Nous avons également pu découvrir du vieux matériel de broyage (gadage) et de pressage ainsi que l'exposition au sein de la Maison du Parc.
 
 

 

Le verger du mont de Cerisy

Le 11 novembre, Michel Baloche, des Croqueurs de pommes, nous a fait visiter ce verger.
Il a été planté en 2008, par les élèves de la MFR de Cerisy, sur un terrain géré par la Communauté d'agglomération du pays de Flers. Les Croqueurs de pommes gèrent maintenant ce verger, de façon naturelle, sans apport de produits chimiques. Une centaine de pommiers et de poiriers compose ce verger, constitué essentiellement de variétés anciennes, comme la « Bénédictin », la « Claque-pépin », la « Calville » ou la « Bon père ».

 

La distillerie de la Monnerie à Cerisy-Belle-Etoile

Isabelle et Didier Legay sont la 3ème génération à gérer un verger et à produire du cidre et du Calvados. La 4ème génération prendra également la relève puisque leurs deux fils sont appelés à leur succéder. Nous avons pu découvrir tout le processus d'élaboration du cidre et du Calvados, en partant du broyage des pommes et en découvrant l'alambic à colonnes du début du 20ème siècle, toujours en état de marche. La visite s'est terminée par une dégustation de pommeau, boisson composée d'un tiers de Calvados et de deux tiers de jus de pomme frais. La dégustation de Calvados de 8 ans d'âge et de 25 ans d'âge a permis de découvrir les différences de goût, fruité pour le premier et boisé pour le second.
 

 

Le verger de la Blutellerie à Lignières-Orgères

Le 13 novembre, Bruno Liehn, nous a fait découvrir son verger de pommes à couteau, géré de façon biologique. Pour entretenir ses vergers, il les fait pâturer par des moutons de race anglaise « Shropshire », les seuls qui ne mangent pas l'écorce des arbres.
Pour lutter contre les maladies et les parasites, il utilise essentiellement du soufre pour lutter contre la tavelure et des diffuseurs de phéromones pour induire de la confusion sexuelle chez les papillons « carpocapse ». De plus, les moutons mangent les pommes tombées au sol et ils ne font pas de différence entre les pommes saines et les pommes véreuses, ce qui contribue à limiter la prolifération de ce papillon.
Bruno Liehn a également mis en place une technique permettant à ses arbres d'être plus vigoureux. Il recouvre le point de greffe de terre, ce qui permet à la variété greffée de s'affranchir du porte-greffes en fabriquant ses propres racines.
La taille de ses arbres s'étend du printemps jusqu'en juin. Il veille à avoir des branches qui ont un angle de 90° avec le tronc et qui peuvent se plier sans casser sous le poids des fruits.
Ses fruits sont essentiellement vendus dans des AMAP, quelques écoles, dans des Biocoop, sur le marché de Caen et sur Paris. Il fait également presser ses pommes déclassées chez Philippe Derouault pour vendre du jus.

 

Le verger de Madeleine Corbenois à la Ferté-Macé

Le 13 novembre, la présidente des Croqueurs de pommes nous a fait visiter son verger, constitué de variétés destinées à produire du cidre amis également de variétés de pommes à couteau. Dans sa petite pépinière, elle préserve les fruits anciens en greffant des variétés telles que la « patte de loup », la « museau de lièvre rouge », la « Jacques le Bel », la « Calville rouge normand »...
 

 

La pépinière Tiboulay à St André de Briouze

Le 14 novembre, Jean-Luc et Liliane Léger nous ont fait découvrir leur pépinière d'arbres fruitiers (pommiers, poiriers, néfliers, châtaigniers, cerisiers, pruniers...).
Pour greffer, ils utilisent essentiellement la greffe en écusson, au pied de l'arbre, et la greffe en fente, sur le tronc. Ils produisent des basses-tiges, demi-tiges et hautes-tiges. Chaque année, ils vont dans le Maine et Loire chercher des « francs », arbres issus de semis, qui leur serviront de porte-greffes.
Les greffons sont coupés de janvier à mars et conservés dans des sacs, au réfrigérateur. Les greffes en fente commencent fin mars, au moment de la floraison des pruniers, quand la sève des arbres recommence à circuler, et s'étale jusqu'à la mi-mai, selon les variétés de fruits.
Les greffes en écusson sont effectuées fin août quand la sève descendante ne risque pas de noyer les parties à souder. Il ne faut pas non plus greffer trop tôt, au risque de voir se développer un rameau, pouvant geler dans l'hiver.
Les arbres sont vendus à la ferme et sur des foires, comme par exemple, celle de la Sainte-Catherine » à Briouze, car chacun sait que « à la Sainte-Catherine, tout bois prend racine ».

 

Le verger de l'association HFT, à Walberton

Le 2 décembre, nous avons visité un verger d'environ 1000 pommiers basses-tiges, géré par HFT, à Walberton, une structure qui accueille des personnes handicapées mentales. Les résidents participent à la cueillette des pommes qui ne se fait que dans les arbres. Les pommes à terre ne sont pas ramassées pour des questions d'hygiène. Ces fruits sont ensuite pressés dans les bâtiments de l'association où là encore, les résidents participent au travail, notamment en triant soigneusement les fruits et en participant à la mise en bouteilles, à la stérilisation et au nettoyage. 16000 bouteilles (25 cl, 33 cl, 75 cl) sont produites chaque année et vendues localement dans des commerces et des pubs.
     
     

 

Visite chez Bruno Liehn

Le mercredi 26 mars après-midi, Bruno Liehn nous a accueilli dans son verger situé à Lignière-Orgères. De nombreuses questions restaient en suspens suite à la visite effectuée en novembre, notamment en ce qui concernait les traitements utilisés au verger.

Bruno, part tout d'abord du principe qu'un arbre en bonne santé saura s'adapter aux différentes maladie. Il préfère plutôt que de choisir des variétés résistantes, choisir des variétés qui même malades seront peu affectées par la maladie comme la "reinette d'armorique" ou "la patte de loup".

Les conditions d'entretien du verger peuvent également jouer dans la propagation des maladies. Bruno Liehn a essayé différentes techniques efficaces comme éliminer les feuilles mortes sous les pommiers durant l'hiver, qui sont des réservoirs de la tavelure ou encore, retourner le sol, ce qui permet d'enfouir les feuilles.
D'autre part, planter les variétés les plus sensibles à la tavelure en situation ensoleillée permet de limiter le développement des champignons.
Le traitement au soufre, finalement choisi par Bruno est très efficace. C'est un gain de temps comparé aux méthodes mécaniques.

L’entretien du verger est assuré par des moutons anglais, qui ne broutent pas l'écorce. Leurs déjections permettent une fertilisation du sol.

Bruno utilise de la bouillie EEC en remplacement de la bouillie bordelaise, de fortes doses de cuivre étant toxiques pour les moutons comme pour les sols et l'eau. Ce traitement à base de graines de lin, de vinaigre et d'une très faible dose de cuivre permet d’obtenir de bons résultats.

Pour améliorer la production fruitière, Bruno Liehn pratique l'arcure, une technique de taille consistant à arquer les rameaux pour limiter la circulation de la sève.

       


L'AIFR de la Ferté Macé

Rodolphe Mauger nous a accueilli sur le site de l'AIFR de la ferté Macé. Situé près des jardins ouvriers, sur un terrain communal, l'AIFR, accueille des publics en contrat d'aide à l'insertion afin de favoriser leur retour à l'emploi autour d’activités de maraîchage.

Le verger a été planté il y a un an en association avec les jeunes en formation de la MFR de Pointel. Il est composé uniquement de variétés de pommes à couteaux. Une fois la production établie, elle sera proposée en vente directe du producteur au consommateur sur le site ou dans les quartiers les plus défavorisés, à des prix inférieurs à ceux du marché. Les salariés pourront également bénéficier d'une partie de la production. Elle sera également proposées aux écoles de la ville.

Le jardin et le verger ont également une vocation pédagogique, puisque les enfants des écoles peuvent venir participer aux différents travaux du jardin.

       


La maison de la pomme et de la poire à Barenton

Le 28 mars, nous avons visité la maison de la pomme et de la poire à Barenton. Ce musée retrace l'histoire des vergers, il abrite une collection d'outils de la récolte à la transformation des fruits. C'est également un verger conservatoire de 2 Ha qui abrite plus d'une centaine de variétés anciennes de pommiers et de poiriers.
       


Randonnée sur le sentier du granite à Bréel

Le 28 mars après-midi, une randonnée était organisée par le CPIE sur le thème des vergers en Suisse Normande. Différents vergers en plus ou moins bon état de conservation ont été vus lors de la visite. De plus, des éléments d'architecture témoignent d'une implantation ancienne de l'activité cidricole dans le bocage normand comme des montants de porte arrondis pour laisser passer les tonneaux de cidre. D'anciens gadages étaient également visibles
 


Bevendean community garden à Brighton

Le 24 août, nous étions accueillis dans ce jardin partagé où des bénévoles et des salariés de Brighton and Hove foodpartnership ont planté des arbres fruitiers (figuiers, cognassiers, pommiers...) en plus des légumes. Les habitants du quartier peuvent venir librement participer aux travaux de jardinage et se servir en fruits et en légumes. Lors de notre visite, nous avons tuteuré un cognassier et mis en place une structure en bambou permettant à un pommier d'être mené en cordon.
     
 

 

Ringmer community orchard à Ringmer

Le 24 août, nous avons visités ce grand verger planté il y a 8 ans grâce, entre autres, à une aide de la loterie nationale qui finance des projets. Le champ a été donné par un agriculteur voisin. Nous y avons dégusté une pomme très appréciée par le groupe de Français, la Discovery. Nous y avons également découvert les poids, fabriqués par Peter, mis dans les arbres, pour ralentir la circulation de sève et favoriser ainsi la mise à fruits. Ce verger est maintenant géré par des bénévoles mais également par la police qui vient y faire travailler des personnes.
       

 

Brambletye orchard à Forest Row

Le 25 août, Alex nous a fait découvrir ce verger de 21 hectares, mené en biodynamie, où une vingtaine de personnes sont employées. Au sein de ce verger, une entreprise a installé des poulaillers mobiles pour y produire des œufs. Le bénéfice est mutuel. Les poules se nourrissent de fruits tombés au sol et d'insectes pouvant attaquer les fruits. Et grâce à leurs fientes, elles apportent de l'engrais aux arbres. Dans ce verger, mené de la façon la plus naturelle possible, il n'y a quasiment pas de désherbage. La place est laissée aux fleurs sauvages qui alimentent les ruches installées dans le verger. Des pommiers, des poiriers, des ronces, des groseilliers, des cassissiers permettent d'alimenter 35 marchés hebdomadaires, dont certains à Londres.
       

 

Racehill community orchard à Brighton

Le 25 août, Stephan Gehrels nous a emmenés, sous une pluie battante, découvrir ce verger planté par Brighton permaculture trust, près d'un quartier défavorisé. Des arbres hautes tiges ont été plantés sur les pentes et fourniront aux habitants des fruits gratuits pendant des décennies.
         
       

 

Hertford junior school forest garden à Brighton

Le 25 août, nous avons découverts, émerveillés, le jardin de cette école. De nombreux arbres et arbustes fruitiers (pruniers, pommiers, poiriers,myrtilliers, cynorhodons... mais aussi d'autres baies telles que celles du sureau par exemple) ont été plantés et les enfants sont libres d'aller picorer des fruits dans le jardin à chaque récréation. Des bénévoles viennent entretenir ce jardin 3 journées dans l'année. Mais la gestion reste la plus douce possible et de nombreuses herbes sauvages côtoient les légumes et les fruits sans pour autant leur faire concurrence. Un poulailler a même été installé dans l'école. En tout cas, leur rentrée, début septembre, sera un régal !
         
   

 

Moulsecoomb community garden à Brighton

Ce jardin, où de nombreux arbres et arbustes fruitiers sont présents, accueille également des groupes de personnes handicapées, des jeunes déscolarisés, des classes... pour leur faire découvrir le jardinage mais aussi la cuisine. Après la cueillette collective, les légumes et les fruits sont préparés et mis à cuire dans un four situé dans un coin du jardin.
Là aussi, la nature sauvage côtoie les espaces jardinés sans que la concurrence soit présente. Un équilibre entre les deux permet aux plantes jardinées de s'épanouir et de cohabiter avec la faune et la flore sauvage. Des ruches ont été ajoutées et permettent aux arbres et aux fleurs d'être pollinisés.
         
 
         
 

 

Le verger de Jean-François Guillouet à Montilly

C'est sous l'angle ornithologique que nous avons découvert ce verger avec Etienne Lambert, bénévole au Groupe ornithologique normand. Ce verger est particulièrement intéressant car il combine des arbres hautes-tiges et des haies bocagères. Les arbres présentent des cavités qui permettent à certains oiseaux cavernicoles de nicher (rouge-queue à front blanc, mésanges, sittelle torchepot, pic épeiche...). Les haies abritent également de nombreuses espèces (bruant zizi, mésange nonnette, épervier...) et de nombreuses connections se font entre le verger et la haie. L'épervier, par exemple, qui chasse les petits passereaux, trouvera de nombreuses proies dans les vergers (mésanges). Les mésanges, quant à elles, nourriront leurs petits avec les chenilles et les larves d'insectes qui s'attaquent aux arbres fruitiers, au moment où le pic de présence est atteint.
En hiver, les vergers accueillent de nombreux oiseaux migrateurs qui viennent du nord (grives litorne, grives mauvis, étourneaux...).

A la suite de ces observations, Jean-François Guillouet nous a ouvert ses caves à Calvados millésimé en nous expliquant les processus et en nous décrivant les goûts et parfums. Ainsi, certains ont des goûts plus masculins, corsés et d'autres des goûts féminins, plus subtils.

     

 

Le verger de Bernard Coulon à Alençon

Bernard Coulon, pépiniériste en retraite, a créé dans son jardin de 4000 m2, en plein centre ville, un verger de collection où il a regroupé 350 variétés de pommes de table et 200 variétés de poires à couteau, menées en cordons. Il possède également 50 à 60 variétés de fruits à noyaux. Nous avons pu déguster quelques variétés de son verger. Les pommes « Grand Alexandre » et « Transparente de Croncels » ont fait l'unanimité du groupe grâce à leur saveur parfumée. Et les poires « Grand champion », « Maxime » et « Professeur Opoix » ont fait le délice de nos papilles. La « pomme rouge », quant à elle, a émerveillé nos yeux par la couleur de sa chair.

Avant de nous faire découvrir cet écrin, il nous a parlé, entre autres, de l'histoire des vergers de pommiers à cidre en Normandie.
L'origine des pommiers à cidre est ancienne car les Celtes et les Gaulois faisaient déjà du « pomacium » (ancien nom du cidre). Les pommiers à cidre seraient arrivés du Pays basque par la mer et ont d'abord été plantés dans le Cotentin avant d'être disséminés dans toute la Normandie. Au 16ème siècle, les premières études pomologiques faisaient état de 65 variétés de pommes à cidre en France. En 1990, il en était recensé 1000 mais seulement 15 à 20 variétés étaient utilisées pour fabriquer 85 % du cidre. En 1930, on produisait, en France, 100 millions de tonnes de pommes à cidre. Ce chiffre est ombé à 650 000 tonnes en 1990. Mais parallèlement à cette baisse, la qualité du cidre s'est considérablement améliorée.

 

     

 

Les jardins de West Dean

Le 29 septembre, les élèves du lycée agricoles de Sées (BTS DATR : développement et animation des territoires) sont allés découvrir ces jardins enclos de murs où des pommiers et des poiriers sont palissés. Jim Buckland, le propriétaire du jardin a une passion pour le palissage des arbres et leur donne des formes très originales. Il s'inspire beaucoup de Mr Lorette, un horticulteur français qui, au XIXème siècle, a écrit un livre sur la taille des arbres. Il a également un verger avec des arbres de forme libre où poussent de nombreuses variétés du Sussex et où l'association Brighton permaculture trust vient chercher ses greffons.
 
   

 

Weald and Downland museum à West Dean

Dans ce parc, des maisons traditionnelles anglaises ont été démontées et reconstruites à l'identique. Autour de ces maisons, des jardins et vergers ont été reconstitués, en tenant compte des plantes et fruits consommés à l'époque de construction de la maison. De très vieux arbres fruitiers sont conservés dans le verger. Parmi eux, 2 gigantesques néfliers produisent une abondante quantité de fruits.

Plawhatch farm shop à Forest Row

Le 30 septembre, les élèves sont allés découvrir un magasin, situé directement dans une ferme où les produits de l'exploitation sont vendus. La ferme possède un verger dans lequel sont élevées des poules. Il y a également des vaches, des moutons et des cochons. Des serres permettent aussi de produire des légumes. La ferme est en biodynamie et les agriculteurs essaient, tant que possible, de produire tout ce dont ils ont besoin sur la ferme et d'éviter les intrants. Leur principe est de travailler avec la nature.
         
       


Race Hill community orchard à Brighton

Le 1er octobre, les élèves ont découvert comment impliquer les habitants d'un quartier dans l'appropriation de leur verger. Pour cela, un jeu de chasse au trésor était proposé aux élèves. Ils devaient trouver des dessins de pommes sur lesquels leur étaient données des informations relatives aux vergers, aux fruits, à la biodiversité... Cela leur permettait ensuite de répondre à un questionnaire.
         
       

 

Hertford junior school à Brighton

Le 1er octobre, les élèves ont découvert le jardin forestier de cette école où toutes les baies et tous les fruits peuvent être mangés par les enfants. Il a été conçu selon les principes de la permaculture qui sont, entre autres, de prendre soin des hommes, prendre soin de la terre et partager équitablement (people care, earth care, fair share). Ce projet a démarré tout doucement avec l'aménagement d'un petit carré de jardin par un éco-club animé après l'école. Puis le jardin a pu s'agrandir grâce à un financement de la BBC et de l'école. Des bénévoles viennent également entretenir ce jardin (désherbage léger et taille des arbres).
   

L'IFPC à Sées

Le 21 novembre 2014, l'IFPC (institut français des productions cidricoles) nous a reçu à Sées pour nous parler de leurs recherches. Des expérimentations sont menées pour aider les producteurs à mieux gérer leurs vergers. Des échanges incluent également les Espagnols et les Anglais. Ainsi, par exemple, les Espagnols ont réduit la pression des mulots dans les vergers en paillant uniquement au pied des arbres et pas sur toute la rangée. Une autre expérimentation a montré que la concurrence des herbes sauvages avec les arbres est limitée quand l'herbe n'est pas coupée car elle puise beaucoup d'éléments dans le sol avant la fabrication des graines et pas après.
 


Le lycée agricole de Sées

Le 21 novembre 2014, le lycée agricole de Sées nous a expliqué en détail le processus de la fabrication du cidre. Le jus de pommes commence à fermenter 1 à 2 jours (en fonction de la température) après le pressage. Pour obtenir un bon cidre, la fermentation doit être lente et se faire à l'abri de l'air. Un chapeau brun, constitué de lie, se forme au-dessus du jus. C'est à ce moment que le cidre doit être soutiré, avant que le chapeau brun ne retombe dans le fond. Cela permet d'obtenir un cidre clair. Le cidre est ensuite mis en bouteilles. Sa dénomination, brut ou doux, dépendra de la quantité de sucre restant dans le jus. Cette quantité est mesurée à l'aide d'un densimètre.

Le verger de Maison Neuve à Soucé

Le 22 novembre 2014, nous avons visité le verger de pommes à couteau de Maison Neuve à Soucé, dans la Mayenne. Eliane et Philippe Milcent nous ont d'abord accueillis au sein de leur boutique où ils vendent, entre autres, une vingtaine de variétés de pommes. Leur objectif est de faire découvrir des fruits qui ont beaucoup de goût et de parfum. Pour cela, ils recherchent des variétés partout en France. Ainsi, la Karming, la Reinette des Capucins ou encore la Calville blanc d'hiver ont enchanté nos palais.
Nous avons ensuite découvert le matériel utilisé pour ramasser et trier les pommes. Puis nous sommes allés découvrir une partie du verger de 4,5 hectares. Nous avons découvert la complexité de la gestion d'un verger de pommes à couteau. Ce verger, mené en agriculture raisonné, utilise, par exemple des nichoirs à mésange et des pièges à phéromones pour lutter contre certains insectes. Pour la tavelure, un champignon qui attaque les arbres, un suivi journalier permet d'anticiper et d'appliquer des préparations minérales si besoin.

La ferme du Bois à Loré

Le 22 novembre 2014, nous avons été accueillis par Philippe et Marie-Claire Derouault, producteurs de jus, de cidre, de poiré et de Calvados biologiques à Loré, dans le Domfrontais. A cette saison, il ne restait plus que les poires de Cloche à ramasser. Après avoir été lavées, elles ont été broyées et pressées. Pour leur faire perdre leur tanin qui donne de l’astringence et pour obtenir un délicieux jus de poires, il est nécessaire de laisser la pulpe et le jus s'oxyder avant de le pasteuriser et de le mettre en bouteilles.
 

 

Race hill à Brighton

Le 9 décembre 14, Paul Gorringe, « ranger » d'espaces naturels pour Brighton and Hove, nous a présentés la zone où avait été plantée ce grand verger communautaire. Cet espace, en bordure d'un quartier et d'une zone de campement de gens du voyage, est très fréquenté. C'est également un espace riche d'histoire avec le site néolithique de Whitehawk situé à proximité. Et enfin, ce site est riche de biodiversité avec la présence d'un insecte très rare, la cétoine noble. Cette zone est également importante pour les oiseaux, notamment pendant la période de migration. Les Rangers s'occupent de la gestion du site mais également des bénévoles et vont à la rencontre des personnes pour présenter cet espace de façon à ce que les gens se l’approprient et le respectent.
         
 

 

Hertford junior school à Brighton et Chyngton school orchard à Seaford

Dans ces 2 écoles, l'association Brighton permaculture trust a mis en place un verger depuis quelques années. Les fruits sont utilisés par les enseignants pour des ateliers cuisine mais les enfants peuvent également aller cueillir des fruits et les déguster sous les arbres. A Chyngton school, des cartons ont été mis au pied des arbres en prévision d'une plantation d'arbustes. Ces cartons seront recouverts de compost dans lequel seront plantés ces arbustes. Cela évitera une concurrence avec les herbes et avec les arbres.
         

 


Preston park garden et Moulsecoomb community garden, à Brighton

Le 11 décembre, nous avons visité ces deux jardins composés d'arbres fruitiers et gérés par Brighton and Hove food partnership. A Preston park garden, le jardin est petit et les arbres ont été plantés en cordons pour économiser de la place. Une quarantaine de bénévoles en assure la gestion. L'association refuse régulièrement du monde faute de place. Chacun peut venir cueillir des fruits comme il veut, qu'il soit bénévole du jardin ou pas, l'essentiel est que le fruit soit mangé.
A Moulsecoomb, le jardin est parfois fermé au public pour pouvoir accueillir des personnes en difficulté (handicap, jeunes en décrochage scolaire...).
Pour favoriser la pollinisation des arbres fruitiers, des ruches ont été installées.